Gregory Chatonsky
Since the beginning
Works in Montreal Canada

PORTFOLIO (69)
BIO
Gregory Chatonsky was born in Paris in 1971. He studied art at college, philosophy at the Sorbonne and digital art in ENSBA Paris. He founded in 1994 incident, a collective of artists on the Internet. He teaches digital art at universities and art schools such as Paris IV, The Fresnoy or UQAM.
His work focuses on fiction, flows and destruction. He works with a variety of analog and digital media by questioning the relationship we have with technology.
He lives in Montreal and Paris.

http://chatonsky.net
Discussions (1) Opportunities (2) Events (49) Jobs (0)
EVENT

World State


Dates:
Fri Feb 15, 2008 00:00 - Thu Feb 07, 2008

A young woman is in her room. She seems sick. Sometimes she looks better. Sometimes she is really sick. Each way she behaves seem to react to a secret way. As day goes by she have trouble breathing, she calms down and then she stands and collapses. Everything starts all over again.
Somewhere else people are dying or hurted, governments are overthrowed or voted out of the office, some raw materials become scarce, negociations are in the process, treaties are signed. Everything starts all over again.

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EVENT

Economie 0


Dates:
Fri Feb 15, 2008 00:00 - Sun Feb 03, 2008

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Economie 0 is a special issue of Upgrade! Paris, dealing with the relations between
Art & Economy. Within its 48h of lectures, it gathers 500m2 of installations, 3
workshops, a "Noplacard" concert, and a publishing & documentation space.

For 48h non stop!
Friday 15 Feb. (8pm CET) to Sunday 17 Feb. (8pm CET)
Location: La Menagerie de Verre, 12-14 rue Lechevin, Paris 11
And Ars Longa, 67 avenue Parmentier, Paris 11
M° Parmentier
Free admission

The admission to all the workshops is free. Please sign in at this address:
upgrade@incident.net.
All lectures will be streamed on http://incident.net/theupgrade/economie0/

With contributions by:
Christophe Atabekian, Crystelle Bédard, Maurice Benayoun, Hans Bernhard, Pierre
Bongiovanni, Christophe Bruno, Carl.Y, Grégory Chatonsky, Alexis Chazard, Katerina
Chryssanthopoulou, Serge Comte, Cosmin Costinas, Sylviane Diop, Disposition, Dorkbot
Paris, Benoît Durandin, la Cantine, N'Goné Fall, la Fédération Culture-Multimedia,
la FING, Jean-Paul Fourmentraux, Gawlab, David Guignebert, Sohpie Gosselin, Renée
Green, Gal Kirn, laboiteblanche, Philippe Langlois, Matthieu Laurette, Geert
Lovink*, Nathalie Magnan, les éditions MF, Antoine Moreau, Yann Moulier-Boutang,
Multitudes-Icônes, Noplacard (Nomusic et Placard), Mathieu Perona, Annick Rivoire,
Radiolist, Vincent Robert, Cyrille Le Rolland, RYBN, Antoine Schmitt, Michaël
Sellam, Société Réaliste, Marc Partouche, Syndicat Potentiel, UBERMORGEN, Nicolas
Thély, Gwenola Wagon, and other participants from elsewhere: Upgrade! Boston,
Montreal, New York, Scotland, Skopje, SL, Vancouver...

Events:
The first release of "NoPlacard" (a cross between Nomusic and Le Placard), the
inauguration of "Télévision Zero" on FreeTVPerso by Christophe Atabekian, and a
prototype of the Upgrade! International stream session, which allows 25 nodes of the
Upgrade Network to meet and share 48h of lectures on Giss.tv.

This special issue of Upgrade! Paris aims to question the relations between Art and
Economy: the value of the work of art; the autonomy of the practices, of the
artistic production and diffusion; the emerging alternative models; the notions of
expense and loss, with a litmus test of the idea of neutralizing the artistic
economy.

This Upgrade special issue does not follow the classical transmitter-receiver
exhibition system. It is a multiple process, a communal space for cohabitation and
interference, and a platform where various actors from the artistic, research &
science scene meet. This think-tank is a critical space, which accepts and feed on
its contradictions.

Economie 0 is a concept by Gregory Chatonsky that describes artistic and social
phenomenon, which are not outside neither inside the economy, but neutralizes it.
http://incident.net/users/gregory/wordpress/04-economie-0

*Geert Lovink will also take part in Troisieme Oeil, Sunday 17 feb 2008 (6 pm to 8
pm) at the Centre Pompidou (www.internetmonamour.fr). His lecture at Economie 0:
Sunday 17 feb (3pm to 4pm CET)

Upgrade! Paris is organised by Incident.net.
We would like to thank: The Menagerie de Verre & Ars Longa.
With founding from: The "Culture & Communication Ministry", Arcadi (Action régionale
pour la création artistique et la diffusion en Île-de-France), Ponzi's Parasite
360°.
With the help from: RYBN, Sklunk.net, Cela-Etant, Free, Maecia, G.I.S.S., CITU,
Mains d'Oeuvres, Actes'If Network, and Florence Brissard (Teletota).


EVENT

Insinuation (Gregory Chatonsky @ Action art actuel)


Dates:
Fri Feb 22, 2008 00:00 - Mon Jan 28, 2008

Start Time:Friday, February 22, 2008 at 5:00pm
End Time:Sunday, March 23, 2008 at 8:00pm
Location:Art action actuel
Street:190, rue Richelieu
City/Town:Saint Jean, QC

Just don't know what to do with myself (2007)
http://incident.net/users/gregory/chatonsky/works/ijustdontknow/
Installation interactive met gravures

Dislocation III (2007)
http://incident.net/users/gregory/chatonsky/works/dislocation3/
Photographies

Useless Games 0.1 (2008)
Video

D’une pression du doigt Gregory Chatonsky nous invite à décristalliser l’icône originaire et singulière de notre existence dans le monde, l’icône identitaire qui nous distingue, ce dessin en creux que tracent les crêtes papillaires de l’épiderme pulpeux de notre empreinte digitale, qui porte notre identité au même titre que notre empreinte génétique ou notre ADN. Notre identité se trouve ainsi désacralisée, dépourvue de son caractère stable et immuable mais augmentée de la capacité de révéler les processus aléatoires qui l’ont amenée à se concrétiser, à se solidifier dans une image, support de tout portrait. Et cela par une pression du doigt qui devient l’interface d’un processus interactif numérique. L’empreinte sur un grand écran incarne dès lors un paysage à la structure arborescente dont la force centrifuge, engloutissant tout horizon possible, aspire dans une plongée en abîme ce qui reste de notre identité. On assiste à un champ de variations de signes de passages qui se suturent, se décomposent, se fragmentent, se liquéfient dans la subtilité figurale du numérique, dans une mutation infinie.

Les termes insinuation, insinuer, prennent alors tout leur sens, autant celui d’une affirmation que celui qui « sous-entend », se faufile, se glisse dans la peau d’un autre peut-être ? L’artiste, par une pression du doigt, nous fait déroger à un acquis jusque-là inattaquable. Devant cette figurabilité affolante de la dislocation, l’illusion de devenir transparent, fluide, impalpable, fuyant, à l’image d’avatars virtuels, nous saisit, car, nous le savons, nous nous transformons dès que nous entrons en relation avec les autres, mais aussi avec notre propre pensée sur les autres et sur le monde. Pour en accentuer l’effet, il oppose ces flux d’images d’identités flottantes à des portraits-empreintes de personnages connus, sorte de cases identitaires immuables, statufiées dans la conscience collective par une spectacularisation de l’apparence d’identité arrêtée.

Tout comme dans Flussgeist, un de ses précédents projets, il remet en question le principe d’identité et, comme à son habitude, il cherche à déconstruire les règles établies en poursuivant une démarche de chercheur, non pas celui qui reconstitue l’histoire à partir de fragments, mais qui fragmente le monde pour y déceler sa fragilité, ses zones floues, par des procédés qui provoquent et accroissent toute perception sensible.

Par ce travail d’élucidation de la trace et son processus de randomisation, et de hasardisation, l’artiste interroge le mystère de la cristallisation autant de l’empreinte digitale que de l’empreinte figurale de l’image médiatique dans une esthétique insinueuse, sinon sinueuse, de déconstruction des acquis en replaçant la notion de destin au c


EVENT

The invention of the destruction (Gregory Chatonsky @ numeriscausa)


Dates:
Wed Jan 09, 2008 00:00 - Sun Dec 16, 2007

Vernissage le 9 janvier 2008 de 16h à 22h
Exposition du 10 janvier au 1er mars 2008


Si Karlheinz Stockhausen déclarait que les attentats du 11 septembre sont une oeuvre d'art, il faut savoir entendre au-delà de la provocation d'un tel propos, l'esthétisation croissante de la destruction. Sans doute l'écroulement du World Trade Center est une image qui a modifié de part en part notre imaginaire et qui continue encore aujourd'hui à nous hanter. Nous avions déjà vu ces images, avant que l'événement ait lieu, dans les films hollywoodiens, images de catastrophes, tours en flamme, corps plongeant dans le vide, nuages de poussière.

Nous avons été habitués à la destruction par les images de la télévision qui paradoxalement nous laissent de plus en plus insensibles et nous éloignent de ce que nous voyons. Nous sommes alors face à des images qui ne sont pas seulement la captation d'un événement, mais sa mise en scène, sa représentation, comme si l'événement lui-même avait été orchestré pour n'être qu'une image.

D'autres images de guerre ont depuis circulé, souvent liées au 11 septembre, des corps mutilés, des bâtiments détruits, des pays décimés par la guerre civile. Nous y sommes restés insensibles, étant à proximité des images, des informations, des données. Nous gravitons autour de ce néant. Nous nous méfions à présent de tout.

Pourquoi la destruction est-elle au coeur des images produites par les médias? Que se passe-t-il dans le changement d'état convoqué par la destruction? Cela a-t-il rapport à une transformation des relations entre la forme et la matière? Que nous arrive-t-il quand la forme devient méconnaissable et que la matière brute semble progressivement se libérer de sa silhouette? Que nous arrive-t-il à ce moment précis et infime de la dislocation, dans cet entrelacs? S'agit-il simplement d'un événement négatif ou est-il possible d'envisager la dislocation comme quelque chose de productif?

Grégory Chatonsky propose de revisiter cette question par un parcours qui part d'un incident informatique courant: l'effacement d'un disque dur qui entraîne la perte d'une mémoire personnelle dans l'installation sonore My hard drive is experiecing some strange noises (2006)

Cette mémoire est hantée par les images du cinéma du siècle dernier. Les images projetées dans la salle obscure viennent s'imprimer dans notre imaginaire. Il s'agit de déconstruire la découpe de l'espace et du temps propre à l'enregistrement filmique, de le mettre à plat, afin de revoir, encore et encore, ces images (Readonlymemories, 2003).

À partir de modèles informatiques, Chatonsky produit des photographies, des vidéos, des sculptures stéréolithographiques dans Dislocation II (2006) pour soumettre des meubles à différents états de dislocation. En ralentissant la vitesse de destruction, en modélisant le résultat de celle-ci, en cherchant dans des jeux d'ombre et de lumière, dans la texture d'une poussière artificielle comment fixer le moment même où la forme se défait et n'est plus reconnaissable.

Dans Dociles (2006), les fragments d'un corps de femme sont déposés dans un appartement. Ces morceaux sont délicatement positionnés dans un tissu qui modèle le corps de son drapé. La destruction est ici corporelle, là encore, elle n'est plus la marque d'une violence, mais d'un travail de mémoire, d'une séparation qui nous laisse avec la sensation d'une peau, l'effleurement d'une chaleur.

Ce sont d'autres corps encore qui sont disloqués à la surface du réseau. Chacun écrit ses sensations, ses sentiments, ses pensées. La communauté se disperse sur Internet, elle se répand. L'intime devient publique. Le registre (2007) (software: Le Berre) est une tentative pour sauvegarder le caractère fugitif du réseau. Un logiciel va chercher des affects sur des blogs qui sont ensuite archivés sur des livres uniques et conservés dans une bibliothèque potentiellement infinie.

Cette passion de l'anonyme qui traverse Internet, vient disloquer notre propre identité. Car tous ces objets détruits, esthétisés dans leur disparition viennent nous troubler. Just don't know what to do with myself (2007) (software: Sikora) est une installation interactive ou le visiteur peut enregistrer son empreinte digitale dont l'image se déforme progressivement, se déplace et devient l'origine non d'une identification, mais d'une transformation infinie en détruisant le principe voulant qu’A soit égal à A.

À travers ce parcours, il s'agit de porter un autre regard sur la destruction, de comprendre selon quelle esthétique elle s'invente pour entrouvrir ce qui met à distance la matière et la forme dans nos activités les plus banales.


MY HARD DRIVE IS EXPERIENCING SOME STRANGE NOISES (2006)

installation sonore

READONLYMEMORIES (2003)
photographies

DISLOCATION II (2006)

photographies, sculptures et vidéos

DOCILES (2006)
photographies

LE REGISTRE (2007)
Installation

JUST DON'T KNOW WHAT TO DO WITH MYSELF (2007)
installation interactive et gravures


EVENT

Numeriscausa opening (Paris, France)


Dates:
Fri Nov 30, 2007 00:00 - Sat Nov 24, 2007

New medias art gallery in Paris
http://www.facebook.com/event.php?eid=5473349796

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Il était une fois...

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Exposition d'ouverture / Galerie numeriscausa / 53 bld. Beaumarchais, 75003 Paris

Ouverture de la galerie numeriscausa. Jeudi 29 Novembre 2007.
Exposition collective / 30 Novembre - 22 décembre 2007
Vernissage le jeudi 29 novembre de 16h à 22h

Sniper, Samuel Bianchini
Se toucher toi, Grégory Chatonsky
Sur-natures, Miguel Chevalier
Monochromes, Reynald Drouhin
Shine, Arik Levy
Beauty By, Christophe Luxereau
Christ Mourant, Antoine Schmitt

> Communiqué de presse
> Dossier de presse
> Carton d'invitation

Galerie numeriscausa :
53 boulevard Beaumarchais 75003 Paris / + 33 1 42 78 24 26
contact@numeriscausa.com / www.numeriscausa.com
du mardi au samedi de 14h à 19h et sur rendez-vous

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Communiqué de presse

Il était une fois… formule inaugurale pleine de promesses et d’histoires, employée ici à dessein pour évoquer l’ouverture de la galerie après plusieurs années d’expositions hors les murs.
Orientée depuis sa création vers la diffusion des arts interrogeant la technologie, Numeriscausa met aujourd’hui l’accent sur leur inscription décomplexée dans le champ de l’art contemporain afin d’en souligner les enjeux actuels : modification de la relation du spectateur à l’oeuvre, émergence de nouvelles narrations, mutation du statut des artistes et des collectionneurs. Pour cette exposition d’ouverture nous avons voulu réunir les artistes et les oeuvres qui nous semblaient à la fois représentatifs de cette actualité et correspondants à notre volonté d’hybrider les supports et les pratiques artistiques.

Entre installations interactives, design et tirages photographiques, chacun des artistes de l’exposition Il était une fois… revisite à sa manière l’histoire de l’art en donnant son interprétation des fondamentaux : la nature (Surnatures - Miguel Chevalier - création logicielle Music2Eye), la spiritualité (Shine - Arik Levy, Christ Mourant - Antoine Schmitt), les canons de la beauté (Beauty By - Christophe Luxereau, Monochrome - Reynald Drouhin) ou la participation du spectateur à l’oeuvre (Se toucher toi - Grégory Chatonsky, Sniper - Samuel bianchini).
Miguel Chevalier transforme les natures mortes en un tableau vivant à la fois minimal et luxuriant. Ses Sur-natures, plantes aux pixels colorés, réagissent au passage des visiteurs, se courbent et ondulent, formant ainsi d’insolites ballets végétaux sans cesse renouvelés.

Tandis que ce dernier aborde la nature par l’artifice, Antoine Schmitt et Arik Lévy proposent deux installations qui se confrontent et se renforcent l’une l’autre dans leur dimension spirituelle. Avec Christ Mourant, Antoine Schmitt interprète sans le dénaturer le thème de la croix, en laissant souffrir indéfiniment un christ synthétique, physiquement pendu et exténué. Arik Lévy quant à lui, propose Shine, un halo de lumière évoquant une présence suggestive à la frontière de l’art contemporain et du design. Beauty By de Christophe Luxereau passe de la sublimation de l’âme à celle du corps et interroge les canons esthétiques actuels. Dans cette série photographique, deux personnages, une femme-enfant et une poupée, exhibent la troublante beauté artificielle d’une image fantasmée.

Reynald Drouhin présente le projet Monochromes, aboutissement de son travail sur la fragmentation. Il renonce ici au pigment pour créer des monochromes constitués de micro-images. Créés par un programme informatique, ces monochromes numériques délivrent un contenu hétéroclite fait de la quantité inépuisable d’images qui circulent sur le Web. Pour Grégory Chatonsky et Samuel Bianchini, les oeuvres exposées ont en commun d’être à la fois présentes sur le web et d’inviter les spectateurs à manipuler une image qui se dérobe à eux.

Se toucher toi nous montre les mains d’une femme et d’un homme qui s’approchent, se frôlent et se caressent de manière autonome jusqu’à ce que le spectateur perturbe ce jeu de contact comme s’il touchait et contrôlait de façon invisible les mains du couple. Il en résulte un jeu de maitrise qui s’éclipse lorsqu’une main étrangère interagit depuis internet.
Sniper de Samuel Bianchini nous place face aux images morcelées d’une séquence vidéo de la chute d’une femme abattue par un sniper. À chaque fois que le spectateur survole une partie de l’image, il en révèle l’image suivante. Cette “profondeur de temps” devient alors l’objet de “la manipulation du spectateur”. Diffusées en ligne, ces deux oeuvres uniques continueront de vivre sur le réseau au delà de leur acquisition.

Ainsi, avec cette première exposition collective, nous souhaitons affirmer certains choix mais aussi provoquer une expérience à la fois questionnante et sensitive chez le spectateur. Si une exposition n’est pas la simple juxtaposition des oeuvres qui la compose et qu’il s’en dégage un inattendu, alors nous aurons reussi notre pari, une sorte de récit possible de l’avenir. Il était donc une fois…image